Les lancés
Le lancer à longue distance : une discipline qui a ses adeptes.
Quel pêcheur n’a pas un jour rêvé de lancer à des distances extraordinaires pour atteindre des poissons hors de portée. Je fais bien entendu partie de ceux là, alors au fil des années je me suis un peu spécialisé dans le lancer à longue distance, même si ma pêche favorite reste celle du Rhône ou les montages ne vont guerre au-delà des 50 mètres.
Aujourd’hui, avec du matériel adapté, je suis capable d’envoyer un montage complet à plus de 150 mètres, et je vous livre ma technique.
Tout d’abord, il faut utiliser des moulinets longue distance, avec des bobines hautes et larges et en aluminium si possible. Ces moulinets permettent au fil de sortir à grande vitesse sans que les spires occasionnent trop de frottements dans l’air.
Les références en la matière sont les fameux DAIWA Emblem, Tournament, et Infinity, ainsi que les SHIMANO Bigbaitrunner, Ultegra, Titanos et Biomaster. D’autres marques moins connues en proposent également de très bons.

Pour ma part, ce sont des Ultégra 10000 XT qui équipent ma batterie.
Ensuite, il faut les garnir d’un nylon assez fin, d’un diamètre compris entre 25 et 31 centièmes, pour que la glisse soit maximale. Mon choix s’est penché sur le Technium de Shimano, bien qu’il soit noir et donc pas du tout pratique en pêches nocturnes ( à quand du fluo chez Shimano ), en diamètre 28 centièmes car sa glisse est exceptionnelle d’autant qu’il offre une résistance similaire à des nylons de 35 centièmes.
Une arrachée, ou tête de ligne est bien entendu obligatoire pour ne pas casser à chaque jet et ne pas s’entailler le doigt jusqu’à l’os. Une dizaine de mètres de tresses de 25 lbs ou de nylon de diamètre 40 à 50 centièmes fera très bien l’affaire.
Maintenant je vais vous parler des cannes, car si le moulinet et sa garniture sont important, c’est la qualité de la canne qui va permettre ou non d’atteindre l’horizon. De nombreuses cannes lancent bien, mais d’autres sont encore plus performantes.
Les plus performantes que je connais sont les Lucifer diablo, Shimano tribal, Mirages ULR, Shimano speed master, Shimano antares, Century, Prowess absolum et quelques autres.
Dans mon fourreau se trouvent cinq Shimano Tribal A, Quatre de 13 pieds 3lbs avec lesquelles je me fait plaisir au combats, et une 13 pieds 3,5lbs. Pour info les Tribal 3lbs sont sans doute sous évaluées en puissance car aucune autre 13 pieds 3lbs que je connaisse n’offre la même puissance et les mêmes performances. C’est vous dire la version 3,5lbs.

Pour le grammage des plombées, avec les 3lbs, j’utilise des missiles de 120 ou 130 gr, pour des jets aux alentours des 140 mètres. Avec la 3,5lbs, ce sont des missiles toujours mais en 140 ou 150 gr (difficile à trouver d’ailleurs), et là, la barre des 150 mètres est dépassée.
Pour ceux qui auraient des doutes ou des soupçons, ou qui ne m’on jamais vu faire, ces chiffres sont issues de lancers réalisés sur deux terrains de foot l’un derrière l’autre où des mesures approximatives (+ ou - 5 m) ont pues êtres établies.
J’en ai fini de vous parler du matériel propice, maintenant je vais vous décrire mon type de lancer.
Celui que je pratique est le Sud Africain, avec la canne par-dessus l’épaule et les pieds perpendiculaire à la berge. Etant donné que je sais lancer que de cette façon, je ne peux pas vous dire s’il est plus ou moins efficace que le lancer à la belge, avec la canne au dessus de la tête.
Ensuite, il faut être en pleine forme, pour pouvoir envoyer toute sa force et sa puissance dans le blank de la canne. Il est évident qu’une confiance totale de son matériel est obligatoire pour oser maltraiter le blank.

De plus, qu’on se le dise, les meilleurs lanceurs mondiaux sont souvent de gros gabaries.
Par exemple, mon collègue Christophe qui mesure 1m60 pour 55 kg, même en pleine forme ne lancera jamais aussi loin qu’une personne comme moi qui mesure 1m83 pour 110kg, même a moitié endormi (les mauvaises langues du club diront que s’est souvent le cas).
Je termine en disant aux éventuels lecteurs de cet article qui ne me connaissent pas, que mes propos n’ont rien de quelqu’un de vantard, que le lancer est un savant mélange de choix, de technique et de travail, et que l’assiduité et la persévérance sont les seules manières de progresser car on ne naît pas bon lanceur, on le devient.
Par Guillaume Robin




C’est de la balle les tribal !
Shimano en force
Très bon article de notre guillaume national ;D